© 2014, site créé par Julie Massault

Les photographies sont d'Emma Sieffert, Julie Massault et Baudtoun.

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Laissez-moi vous conter une histoire...

 

La vallée des Trognes
 

Avez-vous déjà entendu parler des Trognes? Non? Pour ma part, j'ai découvert très récemment ce que c'était.
Il s'agit d'une espèce particulière d'arbres. Des arbres-gardiens pour tout vous dire! Gardiens de quoi me répondrez-vous? Gardiens de porte dimensionnelle! De quoi? De lieux qui conduisent vers d'autres lieux magiques.
Pourquoi des arbres auraient une telle fonction? Ne savez-vous pas que la nature est détentrice de nombreux secrets, surtout ceux qui concernent l'invisible, la magie, les sciences non découvertes ou non comprises. Il arrive certaines fois, à des moments
extraordinairement  rares que la nature nous laisse, à nous les humains y avoir accès, à ces secrets. 
Mais pour cela, il vous faut un petit je ne sais quoi, enfin là n'est pas le débat. Pour le moment,le sujet qui éveille votre intérêt est: le mystère des Trognes.
Ces arbres magiques absolument fantastiques ne se trouvent que rarement, à l'orée des bois enchantés, donc sachez observer! Laissez-moi vous conter ma propre expérience de ces êtres millénaires, extraordinaires, que l'on arrive à percevoir au  crépuscule, lorsqu'ils le décident et qu'ils vous destinent à arpenter ces contrées reculées que nous avons évoquées. 

Je me baladais avec mon amie Léonie en Normandie, près de ce lieu qu'elle affectionne et qui est connu sous le nom de la butte de Brotz. Chemin faisant nous discutions du temps et de la joie de se promener par une telle félicité.

Quand tout à coup nos regards furent attirés par un trou dans les fourrés et un miroitement étrange. 

Léonie me dit "mon amie, prenons ce chemin, nous sommes appelées." En avançant le chemin disparut et nous nous sommes retrouvées devant une assemblée d'arbres au tronc difforme supportant d'autres essences d'arbres, le tout leur donnant un aspect grotesque. Ces dizaines d'arbres disposés en arc de cercle face à nous, formaient la frontière vers, m'a dit Léonie "la vallée des Trognes".
Pourquoi, une assemblée d'arbres-gardiens servant de porte dimensionnelle ouvrirait-elle sur un lieu empli de ces êtres? Léonie m'expliqua que la vallée des Trognes est le lieu le plus magique qui soit. C'est le lieu dans notre dimension qui est connecté avec tous les autres lieux de tous les autres univers et qu'un honneur sans commune mesure venait de m'être fait!
C'est avec beaucoup d'humilité et de gratitude que je m'avançais vers ces êtres vénérables, me laissant guider par mon amie Léonie, qui elle parfaitement à l'aise, venait pour ainsi dire rendre visite à de vieux amis. 
Un paysage verdoyant s'étendait à perte de vue, imaginez la plus épaisse forêt que votre imagination puisse concevoir, vous n'y seriez toujours pas. Je pense que nous nous sommes retrouvées sur une planète forestière d'où nous pouvions atteindre les lieux les plus fantastiques qui soient. En m'approchant d'une Trogne, je distinguais à travers son tronc une plage de cristaux multicolores et au-delà une mer argentée. Puis en m'appuyant sur une autre, je pus sentir une brise chaude aux effluves sucrées. La vallée elle-même était sans égale, les Trognes n'en étaient pas les seuls occupants, des milliers d'êtres de toutes formes, de toutes tailles et d'aspects parfois improbables, voire même inconcevables pour mon esprit, s'y déplaçaient, allant d'un monde à l'autre pour la plupart. Après une longue observation, je présumais même que certains y avaient élus domicile et vivaient au sommet des Trognes. Tout ce foisonnement m'enchantait, je restais un moment figée et tentais d'imprimer en moi chaque instant. Seulement, perdue dans ma concentration, je ne réalisais pas tout de suite que je bloquais le passage à trois compagnons, qui ne comprenant pas ma situation, commencèrent à s'échauffer grandement:
"Eh l'amie! Qu'est-ce qui vous prend? Vous gênez la passage, nous allons être en retard!" En me retournant, ainsi interpellée je me retrouvais face à un lutin, une MiniChose et un jas. Ces trois êtres minuscules, quoique le jas atteignait en hauteur le milieu de ma cheville, étaient très mécontents de me voir sur leur chemin ainsi immobile. Très aimablement, je leurs répondis : "Mes amis, il est vrai que je suis dans le passage seulement, je ne peux bloquer votre avancée, vous êtes si petits. Pourquoi ne  pas passer entre mes jambes? La place vous est assurée!"  
Le lutin me regarda d'un air indulgent se tourna vers la Minichose et le jas et dit : "Humaine! Éveillée mais pas encore assez, dois-je lui expliquer?"
"Assurément!" répondit le jas "Sinon, comment pourrait-elle comprendre."
"Normalement, cela ne requiert pas d'apprentissage, la compréhension est innée, elle vient de l'être lui-même" répondit le lutin.

"Mon ami" dit le jas, "vous oubliez qu'il s'agit d'une humaine. Ces êtres sont très souvent coupés d'eux-mêmes et passent leurs existences terriennes à renouer et renforcer leurs liens avec qui ils sont réellement. Soyez magnanime, après tout si elle ne pouvait comprendre avec son cœur, elle ne serait pas en ce lieu face à nous. Et surtout elle ne pourrait ni nous voir, ni communiquer avec nous."
"Très bien!"
La MiniChose prit alors la parole : "Chère, très chère humaine, sachez que la taille physique n'a aucune importance. C'est l'essence énergétique qui compte, la lumière que chaque être rayonne. Et comme vous pouvez le constater dans cette dimension, si nos rayonnements s'entrecroisent sans bienveillance, il y a collision. Nous ne pouvons donc pas passer sous vous, sans que vous vous déplaciez ou que vous acceptiez que notre lumière vous traverse."
"Votre lumière?" répondis-je, "je ne la vois pas!"
"Regardez mieux!" me dit le jas. Et là je pus distinguer trois halos gigantesques émanant de ces trois êtres riquiqui qui emplissaient tout l'espace devant moi. Avec un immense respect, je les saluais avec déférence, me déplaçais et après les avoir remerciés chaleureusement pour leurs explications, je leurs souhaitais bonne route.
Léonie arriva sur ce fait et me dit que les êtres que je voyais ou que j'entrapercevais tout autour de moi, se donnaient rarement la peine d'expliquer aux humains les vérités de l'univers. Ils les laissaient habituellement les découvrir par eux-mêmes. J'avais du leur faire grande impression. Je lui expliquais ce qui était arrivé et ce qui avait été dit. 
Elle me fixa et sourit "tu sais mon amie, en fait ils auraient très bien pu passer. Tu ne gênais en rien leur progression. Je pense qu'ils ont voulu te révéler un don et que ça les a amusé de le mettre en scène, comme cela. Après tout, les  êtres magiques ont un grand sens de l'humour. Je crois qu'il est temps de retourner d'où nous venons." 
C'est un peu éberluée par ce qui venait d'arriver, sans comprendre pourquoi cela était arrivé - le pourquoi n'étant pas forcément important - que je me suis retournée et me suis retrouvée à nouveau en Normandie, avec mon amie Léonie, à côté de la  roulotte boulotte pleine de jugeote qui nous attendait au bas de la butte de Brotz, près de l'entrée du chemin forestier que nous venions d'emprunter.

 

Maud Valentin, le 08 août 2018.

 

 

Contes-moi une MiniHistoire
La boîte aux lettres

 

Dernièrement me sont venus aux oreilles les aventures d'Arthur, une miniChose amie de Léonie, anciennement locataire de la roulotte boulotte assurément pleine de jugeote. 
Et voici, ce qui lui arriva après qu'elle se soit éloignée de celle-ci. 
Arthur eu l'idée de changer complètement de décor, la roulotte séjournant au moment de son départ à la campagne à la sortie d'un village plutôt charmant, dont je ne peux vous donner le nom. Elle partit de son minipas, pleine d'enthousiasme vers la grande ville de Paris. Il faut savoir que les MiniChoses n'ont pas besoin de dormir, ni de manger, ne sont jamais fatiguées, elles voyagent nuit et jour jusqu'à la destination qui leur est destinée. 
A son arrivée, plusieurs mois après, déterminée et émerveillée, chaque centimètre carré de cette très, très, très grande ville, lui parut incroyable, mais singulier. Des gens partout, une foule dense, pressée, compacte et contrariée. Rares furent les sourires remarqués sur les faciès croisés. Arthur quand même un peu impressionnée décida de prendre de la hauteur afin de mesurer l'ampleur de sa tache. Retrouver dans cette masse humaine, l'être qui a le plus besoin de sa présence. La vue depuis la tour Eiffel, lui fit comprendre qu'un petit coup de main était nécessaire car, comment le trouver? 
Les MiniChoses sont des êtres magiques qui ne viennent pas de notre dimension et elles ont pleins de relations. Une fois redescendu, Arthur avait le nom et la localisation de celui qui le cœur endormi, n'avait pas sourit depuis à ce qu'on lui avait dit huit ans, sept mois, deux semaines et quatre jours.
Le soir même, Paul découvrit en rentrant chez lui, dans sa boîte aux lettres, un nouvel ami extrêmement riquiqui. Première réaction, le sourcil gauche de Paul s'éleva au milieu de son front. "Qu'est-ce que c'est que ça encore? Bah, on verra ça plus tard!" Empochant Arthur la MiniChose dans la poche de sa veste, il monta les escaliers jusqu'au septième étage sans ascenseur. 
Paul quinquagénaire désabusé vit une vie dont les rêves se sont envolés, ne croyant plus en lui ni en son voisin, il a prit l'expression "métro, boulot, dodo" à la lettre, répétant les mêmes gestes inlassablement jour après jour jusqu'à en oublier, pourquoi! un triste sire. 
Arrivé dans l'appartement, il dépose son courrier sur le meuble de l'entrée, les clefs dans le vide-poche, la veste sur le porte-manteau, l'attaché-case près de la table-basse, les chaussures dans le placard près de la porte du salon et à la douche. A la sortie de la douche, Paul intrigué, une serviette autour de la taille, retourne dans l'entrée, il s'approche de sa veste, récupère Arthur et le place dans la cuisine sur l'étagère des verres à eau. "Bonsoir toi, moi c'est Paul! Qu'est-ce que tu faisais dans ma boîte-aux-lettres? Qui t'a placé là? Tom? Georgette? Bof, ça n'a pas d'importance. Alors, maintenant que tu es là et si je te donnai un nom. Pierre? Non! Pascal? Non! Guy? Non! Antoine? Non, ça ne te va pas! D'accord, procédons autrement. Comment t'appelles-tu? hum... Augustin? Non! Alexandre? Non! Ah, je sais Arthur! Oui, ça te va, c'est sûrement ça! Bonjour, Arthur! Tu sais, je n'ai pas eu une aussi longue conversation avec quelqu'un depuis longtemps. Hum! C'est vrai, c'est bizarre, je viens de m'en rendre compte. Marrant ou triste? Qu'en penses-tu Arthur? Tu fais une drôle de tête dis donc, je n'avais pas remarqué. Vu ton air, je dirai que tu trouves ça marrant! Bon alors, à ton avis, que vais-je faire pour dîner? D'habitude je mange un plat préparé, mais vu que j'ai un invité, faisons la fête! Qu'y a-t-il dans le frigo? Pas grand chose, mais ça suffira pour faire un gratin."
C'est comme cela que Paul se mit à converser avec Arthur la MiniChose dès qu'il rentrait du travail jusqu'à ce qu'il s'endorme. Puis un soir, après une longue journée assez éprouvante, Paul rentra exténué, un peu déprimé et se confia à Arthur s'en songer à manger, ni même à se changer. 
"Arthur mon ami, je crois que j'ai pris conscience de ma manière de vivre aujourd'hui, je suis tel un automate qui arpente ce monde depuis tant d'années, je pense avoir agit en robot, sans voir les gens, ni ce qui se produit autour de moi, jusqu'à ce que je te vois. Mais, je désire que ça change, que ma vie change. Avec ta drôle de tête, que peux-tu me conseiller? " Paul se mit à regarder Arthur, à le fixer dans l'attente que la MiniChose se décide à lui répondre. Au bout d'un quart d'heure, Paul se mit vraiment à observer Arthur. Et d'un coup il éclata de rire, un rire qui dura si longtemps qu'il pensa ne plus pouvoir s'arrêter, puis le rire se tari, un sourire  éclatant illumina son visage et il dit "Merci Arthur, ça m'a fait du bien!" En se réveillant le lendemain matin, il avait toujours le sourire. En quittant l'appartement, Paul fit un clin d’œil à son drôle de mini-compagnon et sortit le cœur légé. Ce soir-là en rentrant du travail Paul annonça à Arthur une nouvelle qui l'étonnait encore, il avait décidé de réaliser un de ses rêves, un rêve simple pour commencer: ce week-end il partirait près de la Rochelle, pour assister à un coucher de soleil sur l'océan. Lorsqu'il revint les yeux brillants, le sourire éclatant, il dit à son ami que tous les week-end à venir, il réaliserait un de ses rêves. Les semaines suivantes, la vie de Paul changea, il fit des rencontres lors de ses séjours, Arthur ne fut plus son seul interlocuteur. Puis il changea de travail et pris une activité qu'il rêvait d'accomplir étant enfant. Il se sentit de plus en plus satisfait et épanoui. 
Arthur la MiniChose heureuse de voir Paul si rayonnant se dit à elle-même: "Mission accomplie!"

 

Maud Valentin, le 06 août 2018. 

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Contes-moi une MiniHistoire 
L'amour

  “L’amour” état de félicité suprême qui implique plus que soi-même. Seulement, ce mot est aussi souvent associé à la tristesse et au désespoir. Et c’était le cas pour Martha, après  trois ans de bonheur sans égal avec “Max”, Maxime; il était partit avec Sandra, une jeune femme différente d’elle en tout point, voilà pourquoi, elle était si peinée. Le rejet de Max à son égard était d’autant plus terrible qu’elle pensait, que celui-ci était justifié.
Après trois mois à pleurer tous les soirs devant les photos de leur couple, un nounours serré dans ses bras, une chose incroyable arriva le matin du centième jour de larmes de Martha.
En se réveillant, les yeux gonflés, le nez rouge et douloureux, elle remarqua deux yeux blancs qui la fixaient au-dessus de sa table de chevet; elle fut tellement étonné de ce regard qu’un grand éclat de rire lui échappa, elle prit ce petit être pas plus grand que son ongle de pouce et le tint au creux de sa main.
“Bonjour, ami, qui es-tu? Tu es trop mignon! Que fais-tu là? Et surtout comment es-tu arrivé ici?” N’obtenant aucune réponse, Martha lui fit un sourire éclatant, le reposa avec précaution sur la table de chevet, et sortit de son lit avec un nouvel entrain. Sans même s’en rendre compte, elle se leva en chantonnant et partit se préparer, sa détresse oubliée. C’est toute joyeuse qu’elle entama cette nouvelle journée.
C’est fou comme un sourire retrouvé rend la vie plus belle. Ce matin-là, en allant au travail, elle décida prendre quelques chouquettes et un café à la boulangerie; la joie de sourire à nouveau lui donnait envie de se faire plaisir. Cette pensée lui fit venir à nouveau un sourire aux lèvres, et c’est un peu distraite qu’elle sortit et heurta quelqu’un. Lorsqu’elle retrouva l’équilibre, elle rencontra pour la deuxième fois de la journée un regard qui la toucha. Deux yeux d’un vert étincelant picté d’un marron chaud tirant sur le noisette, lui rendirent son regard. Ils étaient rieurs et magnifiques, un brin moqueur. Elle en fut instantanément subjuguée et le souvenir de Max s’effaça tout aussi soudainement. “Bon-bon bonjour!” fut le seul mot cohérent qu’elle put émettre. “Bonjour! Vous allez bien? Puis-je vous offrir un café? Ah, je vois que vous en avez déjà un! Alors, un verre plutôt, ce soir! ça vous dirait?”
“je euh… oui!”
“Alors à ce soir!” lui dit-il. Ils échangèrent leurs numéros et en fin de soirée, quand Martha rentra chez elle, après cet incroyable moment avec cet inconnu désormais connu. Son premier geste fut d’aller retrouver ce petit être minuscule. Il était encore là, sur la table de chevet. Il l’accueillit avec le même regard adorable. Tout en le tenant, elle lui dit “Merci! Grâce à toi, je me suis senti tellement bien aujourd’hui, que ma peine s’est évanouie et j’ai rencontré quelqu’un.” Avec précaution, elle le posa au même endroit, en songeant que grâce à sa présence, chaque matin à venir, elle se réveillerait en souriant et sa journée en sera illuminée. “Tu es tellement minuscule et mignon. Je ne connais pas ton nom, mais je suis sûre que MiniJules t’ira bien! Bienvenue dans ma vie!” C’est ainsi qu’elle commença son histoire avec la MiniChose Jules. Mission accomplie!
[Notre mission: conquérir le monde afin de le faire sourire.]

 

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La roulotte aux secrets

 

   "Par ce bel après-midi grisâtre et enneigé de ce premier jour de l’année... Laissez-moi vous présenter Léonie et sa roulotte.

Arrivée au matin du premier jour ; elle disparaît au crépuscule du second de la semaine d’après.
Cette minuscule roulotte, ravissante et boulotte est toujours ponctuelle, jamais tirée par un quadrupède. Comment se déplace-t-elle, personne ne peut le dire, personne excepté Léonie.

Léonie, nulle ne sait dire qui elle est ou ce qu’elle est, d’ailleurs c’est un secret ! Mais ce que l’on sait, c’est que ses connaissances en matière de plantes et potions n’ont pas d’égale dans le monde. Tout comme son amour et son respect de la nature. Dans sa roulotte boulotte pleine de jugeote, elle y confectionne, potions et médecines. Aidée de ses petits amis, qui lui distillent leurs secrets. Les plantes y sont soignées avec grands soins.
Des secrets, les bocaux et les flacons ont également les leurs ; ainsi que les boîtes à gâteaux. C’est sa maison, son échoppe, son amie à Léonie. 
Qui veut y pénétrer doit y être invité. Attention les indiscrets, certains secrets doivent y être préservés des inconnus. Vous voilà prévenus !

Maintenant que c’est dit, voici un aperçu de ce que l’on trouve dans la minuscule roulotte boulotte pleine de jugeote de Léonie...

Si vous y jetez un coup d’œil malencontreux mais heureux, voici ce que vous y découvrirez... Des plantes (oui, je l’ai déjà dit). Mais pas n’importe quelles plantes... Des plantes qu’on ne trouve pas par ici, des plantes introuvables dans notre monde !!! Il y a des « jenepousspa-ici », des « tombédaieurs », des « écloqunefoi » et des « floraisonsan-aret » pour les plus connus, enfin pour les connaisseurs ! J’ai eu l’occasion, il y a quelques temps, je ne sais plus quand, de poser le pied et d’observer de l’œil, l’intérieur de la roulotte, boulotte pleine de jugeote quoique très exigüe de Léonie, et vous ne me croirez pas si je vous le dis... il n’y a pas que Léonie qui y vit... Et là, je ne vous parle pas que des plantes, ni éventuellement des insectes qui vivent dans ces plantes, non je vous parle de tout autre chose.

Bon je pense que vous l’avez noté, plus haut j’ai fait référence à ses « amis », mais ce terme « générique » ne peut qualifier ces êtres multiples tous uniques qui s’invitent ou habitent ce lieu magique ! Ces êtres tout petits – riquiqui ne s’animent que si vous ne les regardez pas. Donc pour les voir bouger, il faut regarder ailleurs, ou du moins le leurs faire croire. Et croyez-moi, mettre en place une technique de « je regarde ailleurs tout en regardant là où je ne dois pas regarder » mets beaucoup de temps à s’acquérir. Ces petits êtres loin d’être bêtes... se nomment sans qu’on ne sache pourquoi ... Les MiniChoses, (attaché comme ça se prononce!) Ils font la taille d’un pouce adulte pour les plus grands. Si vous les touchez, du moins, veuillez m’excuser, s’ils vous laissent les toucher, vous avez l’impression de tenir

dans la paume de votre main, un pot en terre cuite. Seulement la terre cuite ne s’anime pas, d’après mon expérience.

Et croyez-moi, je sais ce que je dis, à mes heures perdues, enfin les heures où je travaille et reçoit un salaire, je suis potière!

Que dire sur ces petits êtres riquiqui qui vivent dans la roulotte boulotte pleine de jugeote de plus en plus exiguë de Léonie et qu’on appelle les MiniChoses... Au début, ils sont venus, ils ont vus, et après avoir entendus, ils ont décidés de rester aider Léonie à soigner ses amies... Seulement, le temps passant certains se sont dit... « Et si, notre mission est d’aider Léonie, mais d’une autre façon », « Regardez tous ces gens que croisent la minuscule roulotte boulotte, ils ont l’air si triste, si abattu... où sont passés leurs sourires ? ».

Léonie, leurs répondit : « vous avez raison mes amis de vous poser des questions, votre savoir m'a bien aidé et je le garderai dans mon coeur. Seulement, si vous sentez que c’est le moment alors, c’est le moment ! Vos dons sont incroyables et extraordinaires. Avec tout ce savoir-faire vous, vous saurez y faire ! »

Désireux d’aventures, nos amis riquiqui ouvrirent la porte de la roulotte, boulotte aux secrets, pleines de jugeote, et s'en allèrent chacun son chemin, par-delà les recoins, conquérir le monde de demain avec la mission pleine de conviction, de rendre aux humains, ce qu’ils ont du mal à s’offrir, un sourire !!!
 

Et c’est ainsi que les MiniChoses s’en vont à la conquête du monde..."

Maud Valentin, le 01 janvier 2017.